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En France, plus de 110 000 personnes sont atteintes de sclérose en plaques (SEP), 400 000 en Europe et 2.3 millions dans le monde. L’âge moyen de début de la maladie se situe entre 25 et 35 ans. Néanmoins, il existe des formes pédiatriques (âge de début avant 18 ans) et des formes qui débutent après 40 ans. Aujourd’hui, en France, la sclérose en plaques c’est 5 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année. Et parmi les personnes atteintes, 3 sur 4 sont des femmes, selon la Fondation pour l’aide à la recherche sur la sclérose en plaques.

Quelles sont les symptômes de cette maladie, ses causes ainsi que son impact sur la personne malade ? Plus de détails dans la suite de cet article.

Les causes de la sclérose en plaques

Lorsqu’une personne est atteinte de sclérose en plaques, les anticorps affectent la gaine de myéline des neurones, ce qui provoque la démyélinisation des fibres nerveuses, et par conséquent l’interruption de la transmission du signal entre les neurones.

Il n’y a toujours pas de consensus sur l’origine de cette maladie. Cependant, les spécialistes s’accordent à dire que la maladie est multifactorielle. En d’autres termes, elle est due à une panoplie de facteurs, tels que la prédisposition génétique et les facteurs environnementaux. Ces facteurs provoquent la production d’anticorps et facilitent leur pénétration dans les tissus du système nerveux.

Symptômes : signes communs de sclérose en plaques

Les symptômes de la SEP sont très divers. Ils peuvent se développer en quelques heures ou jours et régresser partiellement ou complètement. Les symptômes les plus courants comprennent :

  • Paralysie du visage, des extrémités ou d’un côté du corps, souvent associée à des crampes musculaires ;
  • Troubles visuels, accompagnés des douleurs oculaires ;
  • Perturbations sensorielles dans différentes parties du corps (fourmillement, picotements, engourdissements) ;
  • Difficultés de motricité, vertiges, problèmes d’équilibre ou de coordination ;
  • Incontinence d’uriner ou constipation ;
  • Troubles du mouvement des yeux ;
  • Troubles de la parole ;
  • Dysphagie.

D’autres symptômes peuvent également se manifester :

  • Fatigue (fatigue chronique, manque de concentration, manque d’effet de récupération)
  • Dépression (manque de dynamisme, apathie, troubles du sommeil, perte d’intérêt, mélancolie, pensées suicidaires)
  • Troubles cognitifs (problèmes de concentration et d’attention, troubles de la mémoire, réactions ralenties)
  • Douleur (parfois difficile à localiser).

Quelles mesures thérapeutiques ?

A l’heure actuelle, il n’y a pas de traitement curatif pour la SEP. Néanmoins, les symptômes et les périodes d’exacerbation sont traités pour atténuer les séquelles et prévenir les complications. Dans les crises aiguës, l’hormone adrénocorticotrope (ACTH) ou des corticostéroïdes sont administrés, afin de réduire l’œdème et l’inflammation.

En raison de l’origine immunologique possible de la maladie, différentes alternatives de traitement avec des immunomodulateurs sont à l’étude, notamment le cyclophosphamide, l’azathioprine et les interférons bêta (IFN-bêta 16) qui semblent réduire le nombre d’exacerbations.

Conséquences sur la vie : comment vivre avec la SEP ?

Malgré les douleurs, de nombreuses personnes atteintes de SEP peuvent continuer à travailler de manière productive et sans restriction pendant des années.

Cependant, la sclérose en plaques peut également limiter les performances physiques à un point tel que les patients ne peuvent plus exercer, ou que partiellement, leur profession d’origine. En plus des handicaps physiques, la fatigue constante et les difficultés de concentration sont les raisons les plus communes pour lesquelles les patients atteints de SEP doivent abandonner prématurément leur vie professionnelle.

Il convient de noter que le diagnostic de la SEP peut bouleverser la vie, y compris celle de votre partenaire. La raison est que beaucoup de choses qui étaient considérées comme acquises dans le passé peuvent ne pas être aussi faciles à réaliser avec la maladie. Vous pouvez atteindre vos limites plus rapidement, des plaintes ou des douleurs peuvent contrecarrer vos plans, etc.

Parlez donc ouvertement à votre partenaire de la façon dont vous vous sentez et du soutien dont vous avez besoin. Et soyez conscient du fait que la progression de la SEP et des déficiences physiques éventuellement croissantes, peuvent poser de nouveaux défis pour votre couple.

Plus d’infos sur le site de l’afsep.